Questions de la Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique de la Loire // Courrier // 1er juin 2017
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Olivier Longeon
Candidat de gauche et écologiste de la 2ème circonscription de la Loire

à la Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique de la Loire

Mesdames, Messieurs,

J’ai bien reçu votre courrier.
Je crois connaître assez bien la situation des retraités, même si je ne le suis pas moi-même. Comme la majeure partie de la population, aujourd’hui, j’ai eu des parents retraités. J’ai donc vu les conditions très disparates de couverture. Cela m’a aussi malheureusement fait connaître les conditions de la dépendances à domicile de mon père puis plus récemment de ma tante. J’ai d’ailleurs dû faire entrer cette dernière en établissement pour personnes âgées dépendantes. J’ai donc bien constaté le manque de places, le manque de moyens et la faible couverture de la dépendance, sans parler de la faiblesse de la justice de tutelle tout aussi en manque de moyens.
Professionnellement, j’ai travaillé pour un adjoint aux ainés d’une grande ville de Rhône-Alpes pendant un mandat municipal.

Comme vous le dites fort bien, nos ainés sont d’abord des retraités en pleine forme qui très souvent jouent un rôle capitale dans la société notamment ils administrent très souvent les associations. Ils sont pendant la majeure partie de leur vie de retraités, les pivots d’une vie sociale et familiale importante.

Pour répondre à vos questions

Pour redonner des conditions de vie décentes et une véritable dignité aux personnes âgées et retraitées, voici quelques mesures simples à mettre en œuvre d’urgence : l’indexation des pensions retraites sur les salaires des actifs et non plus sur les prix.

J’y suis favorable. Cette mesure n’est pas forcément la plus expansive pour le budget de l’État, on parle d’un peu plus d’un milliard d’Euros. Elle permet par contre de soutenir le budget des retraités qui, d’ailleurs, bien souvent aident aussi leur famille. C’est de l’argent injecté directement dans le mieux vivre de notre société.
C’est une mesure favorable à toute la société française.

Une plus grande démocratisation de l’accès à la santé

Je suis évidemment pour une meilleure prise en charge de l’accès de la santé. Des mesures ont été prises dans le dernier mandat.
L’instauration de la facilité de comparaison entre les tarifs et les couvertures des mutuelles doit être légiférée dans le futur.

Aux récentes élections municipales, nous avions envisagé la contractualisation de groupes aux mutuelles, aidée par les collectivités locales. C’est une piste qui a porté ses fruits dans les communes qui l’ont testé.

Comme vous le savez, j’ai siégé au conseil régional Rhône-Alpes dans la précédente mandature. Nous avions développé les maisons médicales comme moyen d’accès aux soins en milieu rural et en milieu urbain défavorisé. C’est aussi une solution à développer.

Une politique volontariste d’aide à l’accès aux EHPAD

Tout doit être fait pour aider les personnes âgées à rester chez elles. Des études ont démontré que plus la personne âgée peut aller faire ses courses à pied, plus elle restera chez elle. Le maintien des commerces de quartiers et de centre-ville a aussi cette importance.

Une mesure simple pour maintenir une personne dépendante chez elle, est aussi d’alléger son poids sur les aidants. C’est pourquoi nous sommes plusieurs écologistes candidats à proposer un congé parentalité
http://olivierlongeon.fr/pour-aider-ceux-qui-accompagnent-nos-aines-dependants-le-conge-parentalite-proposition-3-juin-2017/

Mais il arrive que pour certains d’entre nous, nous ayons des moments de notre vie dans lesquels nous sommes dans la dépendance. Ce risque sanitaire et social n’est pas assez pris en compte actuellement. Il faut que le gouvernement se saisisse de ce sujet capital plutôt que de le reporter comme trop de gouvernements l’ont fait.
Dans le cas où nous soyons contraints d’aller en EHPAD, je pense que le coût doit être pris en charge par la collectivité. Ce qui nécessitera la prise en charge du risque dépendance.

Accompagner une personne dépendante, se traduit aussi par des séjours en hospitalisation et là encore, il est bien clair que les suppressions de postes de soignants et d‘aides soignants ont atteint un point qui n’est plus supportable.

Pour gérer la dépendance de nos ainés, il nous faut parfois passer par la mise sous tutelle. La justice de tutelle manque elle aussi cruellement de moyens, ce qui entraine de nombreux retards dans la mise en place d’un cadre pour la personne dépendante. C’est bien le signe que la justice en France ne peut supporter de nouvelles suppressions de postes.

Je vous prie de recevoir, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments cordiaux.

Olivier Longeon
Candidat de gauche et écologiste de la 2ème circonscription de la Loire